LA PLENITUDE DES CENDRES

Création 2006-2007

 

                                   

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 Sommaire


Genèse
Espaces pauvres
Rencontre avec Hacine Chérifi, ancien champion du monde des poids moyens
Extrait d'interview
Présentation du projet
Notes de travail en vue du plateau
Distribution
Repères biographiques
Revue de presse
Appendice

(&) So Weiter / Haute Tension
1er round. Décembre 2006

 


Genèse

J'ai découvert le théâtre et la boxe en même temps, il y a quinze ans.
De cette première rencontre, j'ai gardé une fascination intacte pour l'incandescence qui traverse ces deux espaces; le plateau et le ring.

Parallèlement à mon engagement dans la voie théâtrale, j'ai développé au fil des ans un attrait grandissant pour les disciplines de combat. Que ce soit dans des formes rituelles, sportives ou martiales. La représentation réelle de l'affrontement, la mise en jeu véritable du corps et la tension qui en résulte m'intéressent et rejoignent mes questionnements et convictions quant au théâtre.

La boxe a été le point de départ. Je me suis intéressé depuis aux arts martiaux traditionnels japonais, à la boxe pieds-poings, au combat libre, au sumo
Depuis dix ans, la pratique de l'Aïkido m'a également permis d'accéder à une dimension plus profonde de l'affrontement, qui relie le corps et l'esprit, et qui dépasse la notion de victoire ou de défaite.

La relation aux disciplines de combat existe dans mon travail. Elle le nourrit, le met en perspective; elle traverse aussi bien l'écriture que le jeu ou la mise en scène. Dans mes dernières créations, ce lien est devenu plus profond, plus subtil. Il a commencé à s'incarner sur le plateau, jusqu'à devenir un enjeu majeur.

Le projet « La plénitude des cendres » se propose de franchir un pas dans ce rapport et de transformer le parallèle en face-à-face, en mettant en scène sur le plateau une confrontation entre le théâtre et la boxe.

Yan Allegret
Novembre 2005

 


Espaces pauvres

Comme le plateau, le ring est un espace pauvre. Ancien.
On en retrouve des représentations dans l'antiquité grecque (le pancrace) comme dans le Japon féodal (le dohyo du sumo). Le ring est l'espace d'une représentation, d'une mise en scène de l'affrontement. Il a évolué dans sa forme au fil des siècles et des cultures, mais il reste fondamentalement le même, à l'instar du plateau: un espace d'intense présent.

Assister à un combat, c'est être face à des forces primaires de vie et de mort, à la fois symboliques et réelles. C'est être face à une violence qui, en s'incarnant, agit comme exutoire de notre violence propre. C'est enfin la reproduction d'une scène archétype, ancestrale, dans laquelle deux êtres s'affrontent, selon des codes définis, sous le regard d'un public.

La beauté du combat ne s'arrête pas aux sublimes ballets d'assauts, d'esquives, d'enchaînements et de déplacements des corps. Elle prend toute sa dimension esthétique lorsque les hommes tombent, et touche au sublime quand il s'agit des idoles.
J'ai, face à moi, des êtres vivants qui, dans la lumière, deviennent les métaphores de ma propre condition: de mes sommets et de mes naufrages.

J'entrevois aujourd'hui le plateau et le ring comme des espaces frères.
On ne monte pas sur scène ou entre quatre cordes impunément. On n'en sort pas indemne. Celui qui y pénètre est au pied du mur, seul, sous le regard des autres et en même temps dans une possibilité de communion, de transcendance.

Tout comme le plateau, le ring est un endroit de surgissement de la violence; mais j'entends ce mot dans le sens où l'entend Jean Genet: « l'apparition sans compromis de la vie elle-même ».

Aujourd'hui, notre société tend vers une virtualité et une individualité croissantes.
Face à cela, le ring ou le plateau apparaissent comme des espaces en résistance, des espaces pauvres, d'incarnation brute, de présence immédiate. Des espaces collectifs où l'on peut sentir les présences, les souffles, les tremblements inhérents à toute manifestation de vie.

 


Rencontre avec Hacine Chérifi, ancien champion du monde des poids moyens.

J'ai eu besoin, pour ancrer ce projet dans une véritable confrontation, de mesurer mes intuitions à la réalité du monde de la boxe. La rencontre avec Hacine Chérifi a été le déclencheur final.

Hacine Cherifi est un boxeur français. Il a été champion du monde des poids moyens en 1998 (nul avant lui ne l'avait été depuis Marcel Cerdan, nul ne l'a été depuis), champion d'Europe (1996) et quatre fois champion de France entre 1995 et 2002. Son parcours est d'une richesse exceptionnelle. Il est le seul boxeur français dans sa catégorie à avoir pu rencontrer tous les plus grands noms mondiaux de la dernière décennie (Felix Trinidad, William Joppy, Keith Holmes, Harry Simon). Il a boxé des légendes comme des seconds couteaux, a combattu dans les temples américains (Las Vegas, Washington) comme dans les petites salles de banlieue.
Hacine Chérifi est reconnu comme un boxeur dur, offensif, mais aussi humble et généreux.
Après avoir boxé au plus haut niveau pendant treize ans (1992-2005), Hacine Chérifi a raccroché les gants en Juin 2005. Il totalise 48 combats, 36 victoires dont 20 par Ko, 1 nul et 11 défaites.

De par son trajet long, emprunt de chutes, de sommets et d'une détermination jamais démentie, Hacine Chérifi incarne à mes yeux, plus que tout autre combattant en France, la boxe dans toute sa complexité, sa beauté, son humanité.
Je suis allé le rencontrer à Lyon, il y a deux ans. Je l'ai écouté parler de ses combats.
J'ai retrouvé dans sa parole la même solitude que celle de l'acteur de théâtre, la même lente préparation souterraine, la même nécessité d'être au présent, le même vertige face au public et les mêmes cendres après la confrontation.

Entendre Hacine Chérifi parler de sa carrière m'a aussi permis de redécouvrir la puissance d'évocation de la parole. J'ai éprouvé tout au long de nos conversations une véritable expérience du pouvoir des mots sur l'imaginaire. Comme cela arrive parfois au théâtre. Il n'y a rien sur le plateau. Un être parle et soudain, sur le fil tendu entre celui qui parle et celui qui entend, il y a tout.
Le récit qu'Hacine Chérifi a fait de ses affrontements passés a créé en moi des images, des sons, des rythmes, des intensités; J'ai vécu à travers la parole nue du combattant des assauts que je ne verrai jamais. Cela m'a ramené de manière troublante à certains monologues des tragédies grecques. Quand le messager qui a vécu et survécu à la bataille vient en faire le récit à ceux qui ne l'ont pas traversée; l'acte de la parole mêlant alors passé et présent, les mots devenant à la fois les instruments du récit et les armes du combat qui renaît au présent.

Hacine Chérifi parle de la boxe comme il a combattu sur le ring: avec la même flamme, la même générosité. J'aurais pu écrire sur le mode du documentaire un récit de son expérience. Mais immédiatement, l'évidence s'est imposée d'elle-même. Il fallait faire théâtre de cette parole et la donner à entendre dans sa simplicité, faire théâtre de la rencontre, des intuitions accumulées au fil des années, et créer les conditions d'une confrontation véritable. J'ai proposé à Hacine Chérifi de participer à un projet qui mêlerait boxe et théâtre, et qui impliquerait sa présence sur le plateau. Il a accepté sur le champ.              ( retour au sommaire )

 

Extrait d'interview


- Comment tu définirais ta boxe ?
- Offensive. C'est ce qui m'a fait me retrouver à terre sur pas mal de combats. En même temps, ça a été ma force aussi. Même si je connais la défense, la gestion du combat, ma boxe est toujours restée offensive.
- Tu as gagné ton championnat du monde de cette manière. En imposant ta boxe, en mettant la pression sur Holmes pendant douze rounds.
- Oui. Souvent, on prend les deux premiers rounds pour l'observation. C'était le temps dont Holmes avait besoin pour s'installer et diriger le combat. Je suis rentré dedans tout de suite, en cassant la distance, en imposant le corps à corps. Et je l'ai emporté comme cela.
- J'ai noté quelque chose dans tes combats. Quand tu es envoyé au sol, tu te relèves toujours, même en difficulté. C'est toujours l'arbitre qui doit t'arrêter.
- Oui. (rires) Heureusement.
- Tu n'as jamais été KO ?
- Non. J'ai déjà été compté jusqu'à Huit, jusqu'à dix, mais je n'ai jamais été KO. L'arbitre n'a jamais arrêté le compte parce que j'étais KO.
- Contre Sturm ?
- Contre Sturm, c'est un coup au foie. Impossible de me relever. On le voit sur mon visage. Je n'ai jamais eu mal comme ça. Tu sais, je suis tombé pas mal de fois, je me suis toujours relevé mais là, au foie, c'est la seule fois où j'ai été compté dix. J'ai cru qu'il avait trouvé une ouverture mais en fait non, le coup est parti comme ça, sans réfléchir et il m'a touché. « Lucky punch ». Mais c'est comme ça. C'est la boxe.
- Et avec Félix Trinidad?
- Il y a quelque chose qui est marrant. La première fois que Trinidad me touche, dans le second round, je ne prends pas le coup, j'accompagne, je rigole. Après quand il me touche au quatrième round, là j'accuse le coup. Je me dis: « si j'en prends un autre je vais être KO ». Il me retouche, je tombe. Ca m'énerve. J'étais plus énervé que touché. Et quand je me relève, l'arbitre m'arrête. Il m'arrête parce que je fais une erreur. Je me suis dit plus tard « heureusement que j'ai fait cette erreur ». Quand l'arbitre me demande si ça va je dis: « Oui ». Si tu vois le combat, tu vois que je tourne le dos à l'arbitre. C'est là que tu t'aperçois que je suis vraiment touché. Si je ne m'étais pas retourné devant l'arbitre, il me renvoyait au combat et là, j'étais KO. Heureusement, je tourne la tête, je repars dans l'autre sens pour essayer de récupérer et l'arbitre voit bien que je suis déjà KO. Il arrête tout. Je me retourne, je ne comprends pas. Sur le coup je me dis « Qu'est-ce qu'il fait ? Je lui ai dit que ça allait! ». Je vois que tout le monde monte sur le ring, je suis énervé. Je regarde mon entraîneur et je vais le voir dans le coin: « Je crois que l'arbitre a eu raison ». Comme ça. Si je me retourne pas et que je reste debout, il me renvoie au combat et là je serais resté comme une pomme parce que j'étais vraiment KO.

Extrait d'interview Hacine Chérifi ­ Yan Allegret. Octobre 2005                  ( retour au sommaire )

 


Présentation du projet

« la plénitude des cendres » réunira sur le plateau un boxeur, un acteur et un auteur-metteur en scène-interviewer. Deux formes d'écriture seront présentes:
J'écrirai un premier texte pour l'acteur en amont.
Le second texte sera celui d'une interview d'Hacine Chérifi, réalisée en direct chaque soir sur le plateau.

Texte pour l'acteur.

Le texte écrit pour l'acteur dessinera les contours d'un espace hybride entre le plateau et le ring, une fusion entre ces deux espaces, une essence de ce qu'ils contiennent et représentent.
Cet espace sera nommé « l'endroit ».
De cet endroit naîtra la parole d'un homme, qui mêlera la figure du combattant et celle de l'acteur. Sa parole sera le récit d'une confrontation, structurée en trois temps, trois époques. l'avant - le présent du face à face - l'après.
Ces trois temps façonnent l'acte du combat comme l'acte théâtral; j'y retrouve le même principe de préparation lente et souterraine, les mêmes promesses, peurs et désirs de la rencontre à venir. Puis le même éphémère, le même présent brûlant lorsqu'on entre dans le carré de lumière. Et une fois la rencontre consumée, les mêmes cendres sur la peau, sous la peau, et la découverte d'un autre état, dans lequel la défaite comme la victoire n'ont plus prise: « la plénitude des cendres ».
Du premier au dernier mot, il faudrait que l'on puisse se poser la question: parle-t-on du ring ou du plateau ? Et puis, au fur et à mesure, que l'on oublie de répondre à cette question, avant de reconstruire lentement en son imaginaire cet espace sans nom, et de faire siens ce trajet et ces mots.


Interview d'Hacine Chérifi

La forme de l'interview créera un autre rapport à la parole, à la fois biographique et ancré dans une réalité concrète et identifiable.
Il n'y aura pas de texte écrit.
Trois axes guideront l'interview : la carrière d'Hacine Chérifi - les affrontements clés ­ le regard porté sur la boxe aujourd'hui.
Elle sera nourrie des conversations que nous menons depuis deux ans.
Cette interview sera réalisée à destination des spectateurs. Elle permettra au public de découvrir ou redécouvrir l'univers pugilistique de l'intérieur, en dehors des cadres réducteurs de la presse ou de la télévision, à travers la présence et la parole du combattant.                ( retour au sommaire )

 


Notes de travail en vue du plateau

Interview
La poursuite des entretiens entre Hacine Chérifi et moi-même nous servira à accumuler une matière de parole et à développer une complicité et une écoute nécessaires. Tout le travail consistera ensuite à maintenir un rapport spontané à la parole. Hacine Chérifi sera dans la position d'acteur et de témoin de son histoire. L'interviewer aura pour fonction de guider la parole, la mettre en perspective, tout en sachant s'effacer. Il n'y aura pas de texte prédéfini, mais des orientations qui permettront de dessiner un chemin. Pas de direction d'acteur mais une écoute tendue chaque soir entre les deux protagonistes et le public. Le dialogue sera en constante évolution, libre de s'adapter chaque soir aux intuitions qui naîtront du plateau et du rapport aux spectateurs.


Traversée du texte
La forme du solo place l'acteur dans une solitude initiale. Cette solitude sera notre premier outil. Le terrain de travail sera volontairement dépouillé, simple.
La parole et le corps de l'acteur comme seuls paysages, comme seules armes et comme seules langues.
Pas de décor mais un espace vide habité par un être hybride, à la fois guerrier et acteur.
Pas de musique mais la voix seule pour construire le rythme, l'intensité et les respirations.
Pas de personnage au sens classique du terme, mais une enveloppe plus fine, perméable, qui permettra à l'acteur de faire à la fois le récit de la confrontation et son expérience.
Traverser le texte comme on traverse des tempêtes, avec ses vents, ses foudres et ses accalmies. Constituer un paysage de mots et de chair parcouru d'assauts, de chutes, d'accélérations soudaines, de silences, de suspensions, de plénitude et d'embrasements.
Ce sera une traversée sensible mais aussi physique. L'acteur suivra une préparation axée sur la boxe et les arts martiaux (les dernières semaines, je proposerai à Hacine Chérifi de mettre les gants avec lui), qui permettra de créer un terrain de sensation et d'intuition sur le plateau.
Ce travail visera à construire une certaine intensité dans le jeu au présent, plutôt qu'une partition rigide. Le texte écrit constituera le tracé du chemin. Mais l'acteur devra disposer d'une réelle liberté rythmique, physique et vocale pour le parcourir, afin de maintenir vivant son rapport au texte, au public et à sa propre solitude


Mise en relation
Ces deux plans de réalité et ces deux figures sont à mes yeux distinctes et complémentaires. Le spectacle reposera sur leur équilibre commun. Comme en boxe, un grand combat ne peut se faire qu'à deux.

Le solo (texte divisé en trois parties) et l'interview (trois axes et trois temps de parole) se succèderont selon un principe d'alternance.

Nous travaillerons sur le lien tendu entre l'acteur et le boxeur dès le début des répétitions. Le boxeur assistera en spectateur aux répétitions du solo et inversement. Ce lien deviendra central dès que les deux formes seront construites.

C'est le lent cheminement des deux Figures l'une vers l'autre et le face-à-face entre elles qu'il faudra mettre en scène. Comme si ces deux trajets distincts tendaient secrètement vers leur confrontation.

Le travail d'écoute sera prépondérant. La relation ne doit pas être envisagée du seul point de vue de l'affrontement. L'autre sera l'adversaire, l'altérité nécessaire à rencontrer, mais aussi le double, le frère, le miroir. Le trajet de l'un se poursuivra en silence quand l'autre sera pris dans la lumière. Ce sera alors un temps de gestation, d'observation, de préparation intime à sa prochaine prise de parole. Il n'y aura pas de temps vide, d'absence, mais un jeu incessant entre eux, entre le premier et le second plan, un lien permanent sur lequel chacun pourra s'appuyer et qui, peu à peu s'intensifiera, jusqu'au dernier face-à-face.

La confrontation entre les deux figures sera comme un aboutissement, ou à l'inverse, le retour à une scène première, originelle. Chacun l'abordera avec ses armes, son vocabulaire: le boxeur dans la répétition d'enchaînements de coups et d'esquives, l'acteur dans sa voix et son corps. L'ensemble étant envisagé à la fois comme un combat, une danse, une étreinte. L'instant où les deux figures, après avoir cheminé seules, se rencontrent, et dans la poussière de la lutte qui les lie, ne font qu'un.
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A propos du son
Nous engagerons avec le créateur sonore une recherche autour des ambiances sonores des combats de boxe. En nous appuyant sur les enregistrements des combats d'Hacine Chérifi, nous accumulerons un matériau sonore que nous retravaillerons afin de le rendre moins identifiable, puis nous le réinjecterons dans la représentation.
Ces voix réelles du passé (grondements de la foule, bruits des coups, annonce des combats) entreront par effraction. Elles contribueront à ancrer l'affrontement à la limite du visible et de l'invisible, du présent et du passé, du réel et de l'imaginaire.             ( retour au sommaire )
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« A cette heure, elle n'est plus loin, elle est là, pour moi toute proche, la cruelle mort.
Nul moyen de lui échapper. C'était donc là depuis longtemps le bon plaisir de Zeus.
Et voici maintenant le Destin qui me tient.
Eh bien ! non, je n'entends pas mourir sans lutte ni gloire, ni sans quelque haut fait, dont le récit parvienne aux hommes à venir. »

Il dit, et il tire le glaive aigu suspendu à son flanc, le glaive grand et fort; puis, se ramassant, il prend son élan, tel l'aigle de haut vol, qui s'en va vers la plaine, à travers les nues ténébreuses ; tel s'élance Hector, agitant son glaive aigu. Achille aussi bondit ; son cur se remplit d'une ardeur sauvage ; il couvre sa poitrine de son bel écu ouvragé ; sur son front oscille son casque étincelant où voltige la crinière d'or splendide qu'Héphaestos a fait tomber en masse autour du cimier.

Comme l'étoile qui s'avance, entourée des autres étoiles, au cur de la nuit, comme l'Etoile du soir, la plus belle qui ait sa place au firmament, ainsi luit la pique acérée qu'Achille brandit dans sa droite, méditant la perte du divin Hector et cherchant des yeux, sur sa belle chair, où elle offrira le moins de résistance. »

Homère. L'Iliade.
Chant XXII


Distribution

Texte, mise en scène et interviewer
Yan ALLEGRET
Assistante à la mise en scène
Maya VIGNANDO
Avec
Hacine CHERIFI
Distribution en cours
Dramaturgie
Clyde CHABOT
Lumières
Orazio TROTTA
Création sonore
En cours

une partie du Crew

De bas en haut et de gauche à droite:

Maya Vignando (assistante à la mise en scène), Orazio Trotta (éclairagiste scénographe), Clyde Chabot (dramaturge), Yan Allegret (auteur metteur en scène onterviewer), Hacine Chérifi (boxeur) et Nordine (invité).

    

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repères biographiques


Yan ALLEGRET

Yan Allegret est auteur, metteur en scène et acteur.
Il dirige la compagnie (&) So Weiter.

Depuis 1998, il a écrit et mis en scène « Vermisse Dich » (1997), « Jouer du piano Ivre » (1999), « Elle respire encore » (2000), « Rachel » (huit créations différentes entre 2001 et 2005), « Monstre(s) » (2002. Lecture-concert) « Projet Solo » (2004) et « Natures Humaines » (2005). Entre 2002 et 2005, il mène des ateliers d'écriture au forum de Blanc-Mesnil scène conventionnée, et met en scène les textes écrits dans le cadre des restitutions : « Ce que nous sommes » (2003), « Paysages de désir » (2004) et « Les tarentelles » (2005. En collaboration avec Anne Monfort)

Les créations de la compagnie ont été présentées en France aux "Inédits" du Centre International de Poésie de Marseille, au Théâtre Éphéméride (Val de Reuil), à Gare au Théâtre (Vitry-sur-Seine), au Théâtre des Bernardines (Marseille), au Festival « Acteurs, acteurs » (Tours), au Théâtre l'Astronef (Marseille), au Forum de Blanc Mesnil, à Naxos Bobine (Paris), à Montévidéo (Marseille), à la Chartreuse dans le cadre des Contemporaines, au Théâtre de Lenche (Marseille), au 3 Bis F - centre d'arts contemporains d'Aix en Provence, dans le cadre des tournées CCAS, à la Mousson d'été et à l'étranger au Festival d'Almada (Portugal).

En tant qu'auteur, Yan Allegret est soutenu par la DMDTS (aide à la création, aide à la commande) et le centre national des livres (bourse d'encouragement). Il a été lauréat de la Fondation Beaumarchais, résident à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon et récemment lauréat de la Villa Kujoyama. Des textes ont été publiés aux éditions Les Impressions nouvelles, aux éditions de la Gare ainsi que dans la revue Réseaux de conduite.

Yan Allegret écrit régulièrement pour la compagnie « La Communauté Inavouable ». Ses textes « Le corps des rivières » (2005), « Ils tracèrent des chemins sans direction vers la nuit de leurs corps » (2003), « Face-à-face ou la nuit des corps » (2001. Ecriture et création au Burkina Faso), « Cet étrange devoir du bonheur » (2000), « La chanson de la main » (1997) ont été mis en scène par Clyde Chabot.
Il répond aux commandes du festival Opening Nights (« Monstre(s) », 2001. Mis en scène Michel Cerda) et de la compagnie La Lucarne (« Les après-midi aveugles ». 2001. Mis en scène Yvan Dmitrieff). Yan Allegret travaille actuellement à l'écriture de deux textes « La plénitude des cendres » et « Bodaï » qui évolueront en diptyque. « La plénitude des cendres » est actuellement en cours d'écriture, « Bodaï » sera l'objet de la résidence de Yan Allegret à la Villa Kujoyama à Kyoto (Japon) entre juin et septembre 2006.

Parallèlement à ses activités d'écriture et de mise en scène, Yan Allegret participe en tant qu'acteur à plusieurs projets et mises en scène de Clyde Chabot au sein de la compagnie La Communauté Inavouable (Hamlet Machine d'Heiner Muller, Un peu de poussière de chair, la nuit), de Mathieu Cipriani (Prométhée enchaîné d'Eschyle, Guerre au Château, Paix aux chaumières), de Louis Dieuzayde ( Philoctète d'Heiner Muller), Franck Dimech (Les Bacchantes d'après Euripide, Roberto Zucco d'après Bernard-Marie Koltès, Lagartos) et de François Michel Pesenti (Several Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and Groowing with a Pict). Il participe en tant qu'artiste indépendant au Projet de création KO de Gilles Ruard depuis 2002.                    ( retour au sommaire )


Hacine CHERIFI
Né en 1967, Hacine Chérifi a été successivement champion de France, d'Europe et du monde de boxe. Sa carrière s'est déroulée en majeure partie dans la catégorie des poids moyens (entre 69 et 72 kg). Elle s'étend sur treize ans et totalise 48 combats, 36 victoires dont 20 Ko, un nul et 11 défaites.
Hacine Chérifi passe professionnel en 1992. Invaincu, il dispute son premier titre de champion de France en 1994 à Levallois et s'incline par arrêt de l'arbitre à la huitième reprise, contre Gino Lelong.
Un an plus tard, il remporte le titre face à Thierry Trevillot.
Après un nul contre Erland Bétaré, il enchaîne une série de 6 victoires consécutives qui le conduisent à son premier championnat d'Europe, face à Alexander Zaitsev, en Octobre 1996. Il remporte le match aux points et devient champion d'Europe des poids moyens. Il défendra deux fois victorieusement son titre (notamment une victoire phénoménale par KO contre Neville Brown).
Il abandonne son titre européen en 1997 pour une opportunité mondiale. Elle se situe dans la catégorie des super-moyens, face à Robin Reid. Chérifi perd aux points, au terme d'un match extrêmement disputé. Paradoxalement, ce match l'impose comme prétendant mondial au titre des moyens.
La confrontation avec le champion en titre, Keith Holmes, est organisée le 2 Mai 1998 à l'Astrobale à Lyon. Hacine Chérifi accule le champion pendant 12 rounds, le soumettant à une pression permanente. Holmes met à terre Chérifi dans la neuvième reprise, mais ne peut conclure le combat. Chérifi relance son pressing et s'impose à l'issue des douze reprises à l'unanimité des juges. Il devient le premier champion du monde des poids moyens depuis Marcel Cerdan. Il le restera un an durant.
La revanche contre Holmes se déroule à Washington en 1999. Hacine Chérifi perd son titre au terme d'une erreur d'arbitrage. Il est arrêté dans la septième reprise. Holmes reprend son titre. Il n'y aura pas de troisième affrontement. Mais Hacine Chérifi fait à présent partie de l'élite mondiale des poids moyens. Il remporte quatre victoires entre 1999 et 2000, avant de se voir offrir une nouvelle chance mondiale, face à William Joppy. Le championnat est organisé au MGM Grand de Las Vegas, un des temples de la boxe. Le combat que mène Hacine Chérifi face à Joppy est, de son propre avis, l'un des plus dur de sa carrière. Chérifi va au sol dans les
huitième et neuvième reprises. Il va au bout des douze rounds grâce à une détermination impressionnante, mais perd aux points.
Hacine Chérifi continue d'enchaîner les victoires, jusqu'à une nouvelle opportunité mondiale à Puerto Rico face à Harry Simon, en juillet 2001. Là aussi, il perdra aux points, mais marquera le public par sa résistance et sa boxe généreuse. Tant et si bien qu'il est appelé à nouveau en mai 2002 à Puerto-Rico, pour affronter cette fois l'idole nationale et légende vivante de la boxe des années 90-2000 : Félix « Tito » Trinidad. Dans une salle survoltée, Hacine Chérifi fait face à celui qui a été longtemps considéré comme le meilleur boxeur toutes catégories confondues, et s'incline logiquement par arrêt de l'arbitre au quatrième round.
De retour en France, Chérifi demande à être challenger au titre national. En Octobre 2002, il reprend 8 ans après sa ceinture face à Christophe Tendil. En 2003, il échouera dans la conquête successive des titres de champion d'Europe et champion du monde IBO des poids moyens, face à Howard Eastman et Brian Magee. Il perd son titre national face à Franck Mezzache en 2004, mais continue de combattre jusqu'en Juin 2005, enchaînant victoires et défaites. Il raccroche les gants en Juin 2005, fort d'une carrière exceptionnelle, traversée avec une humilité et une générosité jamais démenties.


J'ai rencontré Yan Allegret autour de son projet "la plénitude des cendres".
J'ai trouvé ce projet très intéressant, les similitudes entre la boxe et le théâtre sont évidentes et bien présentées.
Je suis heureux de faire partie de ce travail, avec mon vécu.


Hacine Chérifi               ( retour au sommaire )

 


Revue de presse

- Revue Regards. Janvier 2005.
- Le Progrès. 3 Mai 1998.
REGARDS Janvier 2005, numéro 13
Qui dira quoi aujourd'hui ?
CREATIONS
Par Diane Scott
Les éditions Théâtrales publient ces temps-ci une assez rapide anthologie des auteurs de théâtre de langue française. Complétons-la modestement aujourd'hui avec la présentation de Yan allegret, jeune auteur de théâtre, acteur et metteur en scène.


ALLEGRET, YAN

Départs

1. L'HUMEUR AMBIANTE

D'aucuns identifient la période actuelle comme l'ère de la personnalité narcissique. A regarder le monde de l'écriture dramatique, fût-ce de loin, il y aurait de quoi étayer cette thèse, la visibilité y étant bien plus souvent le produit de l'activisme que du talent. Il faut dire que la promesse que contient le théâtre d'une immédiateté avec un public contribue certainement de nos jours à attirer les auteurs. On en vient presque du coup à suspecter le succès, avec bêtise du reste même si avec raisons, comme un signe de compromission avec ce qu'attend le marché du spectacle. Et force est de constater combien, de fait, combien les jeunes auteurs célébrés sans guère de mesure, peuvent laisser songeur : Fabrice Melquiot, Laurent Gaudé, David Lescot, pour ne citer qu'eux, parmi les plus exposés. Benoît Lambert met ces temps-ci à l'honneur une pièce d'Hervé Blutsch qui n'a rien à envier à ses confrères en termes de complaisances avec l'humeur ambiante. Bref, quand on en tient un qui, quoiqu'il aimerait, ne fond pas complètement sous les feux des rampes les plus huilées, on l'examine avec plus d'intérêt et, osons-le, d'allégresse que les autres. Yan Allegret, donc. Trente ans, comme les autres, un peu plus maigre peut-être. Et, à ce qu'il semble, un rapport à l'écriture qu'on lui souhaite de continuer à apprendre à cultiver et à préserver ­ tant la tourmente engloutisseuse du média carnivore guette l'âme fragile et désireuse d'être choyée du poète vagabond. Autrement dit : le capitalisme mène sa guerre victorieuse contre le bon goût. Tentons d'y remédier.


2. L'UNIVERS YAN
Ce garçon est un (jeune) auteur, acteur, metteur en scène comme il en sort quelques poignées à chaque décennie de nos provinces. La sienne, c'est Montpellier, d'abord, et Marseille, ensuite, pour les premières années de formation. Acteur parce que tout le monde commence par être acteur, c'est traditionnellement le pot commun d'où les autres vocations théâtrales émergent ; metteur en scène parce qu'il est plus rapide de travailler en se distribuant soi-même et de faire entendre ses textes en les montant que d'attendre qu'ils plaisent ailleurs ­ ces opportunités ne sont pas négligeables puisqu'elles révèlent des talents, Spiro Scimone a commencé la mise en scène comme ça, par exemple, auteur parce que Laissons là les raisons secrètes prendre le relais de l'affaire. En la matière, la fin justifiera les moyens, reste donc à se pencher sur l'objet.
Devant le sombre réel et l'abattement post-moderne, deux types de postures dominent, le repli asiatique faisant fi du remous et le nihilisme parodiant le monde avant que d'en être dupe. Yan Allegret serait plutôt de la première catégorie. C'est-à-dire que ça se situe d'emblée dans une forme de gravité, un rapport ambitieux à la scène. On ne cessera d'ailleurs de lui savoir gré de cette importance du plateau qui pointe dans son travail, comme la désignation d'un espace en toutes fins sacré. Avec inévitablement (?), courant le long du chemin, l'ornière de la complaisance qui va avec la posture zen (l'ai-je bien descendu ?) et cette colère contenue de la présomption à se sentir seul contre tous. Il y aurait bien finalement quelque chose d'un peu mousquetaire monacal chez Yan Allegret, avec son élégance urbaine, son engouement pour les arts martiaux, sa componction.
Ecriture au cordeau, rythme de phrases courtes, venu peut-être pour parti d'Heiner Müller, qu'il connaît pour l'aimer, et le dire à l'occasion dans le spectacle de Clyde Chabot, Hamlet-Machine (virus). C'est en même temps d'une veine tout à fait lyrique, avec, dans la tradition post-dramatique, ce goût pour le fragment et la répétition. L'écriture de Yan Allegret travaille à un univers de plis, de stations, d'enlisements. On regarde autour de soi, on y attend des gens, on essaie de nommer. Avec cette ambiguïté de l'essai, ce narcissisme de la tentative. C'est un lyrisme à petit pas, à croupetons, puisqu'il aime Beckett, un lyrisme à la Jon Fosse aussi. On pense un peu à Duras, dans cette façon d'essayer de capter avec les mots les plus étroits des réalités supérieures, comme le jour miroite à la surface de l'écuelle du chat. Il y a indéniablement un charme dans cette écriture, à laquelle on souhaite les rebondissements intérieurs qu'elle promet et, plus prosaïquement, les publications adéquates. L'année 2005 inaugure une nouvelle ère : les Après-Midi aveugles vont être édités aux Impressions nouvelles, la jeune maison d'édition franco-belge créée en 2001. Christian Rullier y dirige la collection théâtre.
L'univers scénique aussi est de cette teneur, dans ce désir de vide. C'est plutôt une belle aspiration, de ne pas fuir dans l'affolement pseudo festif, ça a aussi l'honorabilité d'être plus à nu devant l'erreur. De ça aussi on lui sait gré. Que son goût d'être vu ne nous cache pas les failles, qui donnent une chance au réel. La plupart des spectacles de Yan Allegret offrent des processus. L'air du temps est au chantier, Yan a le mérite de les assumer. Car il y a, à l'horizon de la posture du moine et de la sacralisation du geste, l'écueil de la rétention, le silence, qu'il a la générosité de contourner sans le perdre de vue. Son texte et spectacle Projet Solo a connu plusieurs étapes de mûrissement et de représentation : Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine, Naxos Bobine à Paris, le Forum de Blanc-Mesnil, sont autant de lieux qui auront accompagné (et accompagnent encore pour les deux derniers) le trajet de ce bizarre et stimulant objet, où Yan est auteur, acteur et metteur en scène. La publication devrait peut-être aussi permettre que d'autres s'emparent de ces propositions et que s'y mélangent d'autres pâtes. A moins qu'il ne s'agisse là, comme il arrive, d'une uvre à vocation solipsiste, qui ne trouve que dans son quant à soi et dans l'empilement de ses obsessions l'intelligence de son propre langage. Quelle que soit la forme de devenir qu'il se prépare, longue vie donc au travail de Yan Allegret. DS
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Appendice

« La plénitude des cendres » est le premier volet d'un diptyque intitulé consacré à la rencontre entre les arts du combat et le théâtre.

« La plénitude des cendres» prend comme point d'appui la boxe anglaise, d'origine européenne, qui est, dans la tradition occidentale, la discipline d'affrontement la plus reconnue et la plus pratiquée.
Le second volet du diptyque, « Bodai », s'intéressera à la culture japonaise et à sa relation particulière aux arts du combat, notamment l'inscription de l'affrontement dans le domaine du sacré et de la transcendance.
De juin à Septembre 2006, Yan Allegret sera en résidence à la villa Kujoyama à Kyoto pour écrire le texte « Bodai ». La création théâtrale de ce texte réunira une distribution franco-japonaise est prévue sur la saion 2007-2008.
Au cours de ce séjour, Yan Allegret dirigera un stage à Tokyo avec les acteurs de la compagnie Seinendan, à l'invitation d'Oriza Hirata. Dès le printemps 2007, cette collaboration donnera lieu à une première création de Yan Allegret au théâtre Agora, de Tokyo.

Dans le cadre de ce diptyque, Yan Allegret a écrit plusieurs articles ainsi qu'un journal de la pratique d'Aïkido, mis à jour régulièrement.
Ces textes sont consultables sur le site www.soweiter.net.
A moyen terme, les deux volets du diptyque résonneront l'un vers l'autre et pourront être présentés ensemble.
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Yan Allegret - Hacine Cherifi
1er round. Décembre 2005.

 

 

 

Rencontres autour du projet La plénitude des cendres

Cérémonie des gants d'or 2005, le 11 Janvier 2006.


Yan Allegret & Jean-Marc Mormeck (ancien champion unifié WBA et WBC des poids lourds-légers)
légende:
Jean-Marc Mormeck a été successivement champion WBA puis à réunifié la ceinture WBC au printemps 2005. Il vient tout juste de perdre ses ceintures lors du championnat du monde unifié face au tenant IBF, O Neil Bell au Madison Square Garden de New York. Il demeure à ce jour l'un des tous meilleurs boxeurs mondiaux de sa catégorie.
Figure d'indépendance, Jean-Marc Mormeck n'a pas hésité à rompre avec le boxing-buiseness français pour aller tenter sa chance aux Etats-Unis, ce qui lui a permis de construire une carrière hors du commun et qui ne saurait s'arrêter après sa défaite de début janvier.

 

 


Yan Allegret & Mayar Monshipour (champion du monde WBA des super-coqs)
légende: Mayar Monshipour est l'un des deux champions du monde français actuels. Sa boxe est extrêmement offensive et basée sur un pressing permanent. Il a défendu sa ceinture à trois reprises en 2005. J'espère le voir combattre cette année pour un titre unifié.

 

 

 

Rencontres autour du projet La plénitude des cendres

 

 

Canal +. 28 Janvier 2006. Christian Delcourt, Yan Allegret, Jean-Claude Bouttier dans les studios de Canal +. Un prochain reportage sur "La plénitude des cendres".

Christian Delcourt et Jean-Claude Bouttier sont les "voix" de la boxe en France.
Commentateurs attitrés de Canal + depuis la création de la chaîne, ils ont couvert les plus grands combats de ces vingt dernières années, en France et à l'étranger.
Beaucoup d'adeptes de la boxe ont passé des nuits blanches à regarder les retransmissions en direct qu'ils commentaient depuis Las Vegas ou le Madison Square Garden de New York.
Ils ont couvert les combats de Tyson, Hagler, Hearns, Leonard, Duran, De la Hoya, Whitaker, Trinidad, Chavez, Mayweather, Tiozzo, Mormeck, Monshipour, pour ne citer que ceux-là.
Jean-Claude Bouttier, ancien boxeur poids moyens (célèbre pour avoir affronté à deux reprises le Carlos Monzon) et Christian Delcourt ont commenté le 2 Mai 98 le championnat du monde victorieux d'Hacine Chérifi.
Dans le cadre de leur émission hebdomadaire consacrée à la boxe sur Canal Sport, ils réaliseront un reportage sur les répétitions et la création de "La plénitude des cendres". A suivre donc.

 


 

 

(&) So Weiter / Haute Tension
1er round. Décembre 2006

 Pour la première semaine de répétition de "la plénitude des cendres", (&) So Weiter a souhaité nouer des liens avec des clubs d'arts de combat.
La rencontre de Yan Allegret avec Jean-Marie Merchet, fondateur du club Haute tension et entraineur de Muay Thai et free-fight,
a permis d'initier un premier échange entre artistes et combattants.

Le 22 décembre, l'équipe de la Plénitude s'est rendue à haute Tension pour y rencontrer les principaux champions du club.
Jean-François Lenogue, combattant de free-fight de renommée internationale et David Baron, l'un de tous meilleurs combattants français de free-fight.
Tous deux ont combattu au Pride (organisation japonaise considérée comme numéro 1 mondiale), étaient présents, pour partager leur expérience avec Hacine Chérifi, ancien champion du monde des poids moyens, ainsi que tous les membres de l'équipe.


David Baron, Hacine Chérifi, Yan Allegret, Jean-Marie Merchet et Jean-François Lenogue.

Jean-Marie Merchet et Yan Allegret

 Jean-Marie Merchet est le pionnier de la boxe thaïlandaise en France. Issu du karaté, il a fondé il y a plus de vingt ans le club Haute-tension, devenu aujourd'hui une référence dans le domaine des arts pieds-poings. Jean-Marie Merchet a accompagné la naissance du free-fight en France. Une grande part des combattants français actuels ont pratiqué dans sa salle de Vitry-sur-Seine. Il est à l'heure d'aujourd'hui l'un des rares coachs de free fight en France.

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